J’ai pas mal de chroniques de lecture en  retard. Je lis pas mal ces temps-ci, besoin de m’évader des tensions du travail et de le mettre dans ma bulle, aussi. Donc certainement pas mal de chroniques de lecture à venir par ici…

« Rouille », de Floriane Soulas est un roman fantasy sorti cet été je crois, que j’avais beaucoup vu passer sur les réseaux sociaux. Avec sa couverture si jolie, impossible de ne pas succomber.

Après un début de lecture raté en août car je n’étais pas une période « fantasy », je l’ai finalement terminé il y a deux semaines.

J’ai plutôt apprécié cette aventure dans le Paris de la fin du IXX ème siècle, même si certains points m’ont dérangée.

 On suit Violante, une jeune fille qui n’a aucun souvenir de son passé. Elle se souvient juste qu’elle a été reccueillie par un proxénète il y a trois ans, alors qu’elle était amnésique, mal en point et livrée à elle-même, dans les quartiers de Paris les plus misérables et dangereux.

Son passé mystérieux, sa culture raffinée venue d’on ne sait où, font de Violante la prostituée la plus recherchée de la haute société parisienne. Elle suscite une jalousie féroce parmi ses collègues de la maison close pour laquelle elle travaille car elle a ses petits privilèges, comme une chambre individuelle, une toute petite mansarde. 

Violenante est très isolée, surtout depuis que son amie Satine a quitté la maison close.

Le jour où Violante apprend que Satine a été retrouvée droguée et mutilée en pleine rue, elle décide de la venger. Elle met alors le doigt dans une série de disparitions et de crimes  qui crée la frayeur sur la ville. 

Parallèlement, une nouvelle drogue très destructrice arrive sur le marché, au moment où un nouveau minerais issu de l’exploitation de la lune est utilisé pour de nouvelles technologies.

J’ai aimé l’univers rétro dans lequel nous transporte Floriane Soulas, l’univers rétro-technologique propre au steampunk est ici plutôt bien construit. 

Les personnages les plus vils comme des proxénètes et chefs de bande parviennent à révéler beaucoup d’humanité et à s’engager dans des combats nobles. Des alliances inttendues se développent. 

Çà m’a toutefois un peu dérangée de faire d’exploitants d’êtres humains de véritables héros. La situation des femmes vivant décrite dans ce roman m’a également dérangée. vivant dans cette maison. Elles sont présentées je trouve comme assez heureuses de leur situation dans cette maison. Elles sont mieux qu’à la rue certes, mais bon, moyen moyen niveau condition de la femme. 

Au fur et à mesure qu’elle mène en douce l’enquête sur le meurtre de son amie, Violante se rapproche de son passé et ce suspens est plutôt prenant. J’ai juste regretté que le fin mot de l’intrigue -et notamment le nom de coupable- soit revelé tôt, j’aurais aimé que l’auteure nous amène tout d’abord dans de fausses directions…Certes les motifs du coupable sont révelés plus tardivement, mais pour ma part je les avais plus ou moins devinés, ce qui fait que je me suis un peu ennuyée sur le dernier tiers du livre.
Un avis plutôt mitigé donc pour moi. Comme assez souvent pour des livres sur lesquels on voit beaucoup d’emballement …