« Territoires », d’Olivier Norek.

Pour ce deuxième titre, le lieutenant de Police / écrivain Olivier Norek nous emène à nouveau sur le terrain qu’il connaît parfaitement : les banlieues chaudes du 93. Il nous embarque dans les coulisses politiques d’une grosse  ville de banlieue abandonnée par les services publics, maîtrisée par l’argent de la drogue, où la paix est achetée par la municipalité par des billets, des emplois fictifs et autres accès facilités au logement pour les malfrats et leurs familles qui garantissent l’équilibre de la cité…

On y croise des retraités d’apparence tranquilles totalement corrompus, des psychopathes de 12 ans, des élus mafieux. Un vrai enfer qui interroge beaucoup sur la réalité d’une gestion municipale et fait vraiment froid dans le dos. Cet équilibre bancal va être totalement remis en question lorsque va débuter une série d’assassinats sauvages parmi les plus gros caïds de la cité. Un nouveau malfrat semble vouloir s’emparer du territoire.

Tout ceci va chambouler complètement Madame la Maire, qui tient fortement à son 3è mandat. Une enquête complexe et explosive pour le Capitaine Coste et sa super équipe, que j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver, j’avais adoré le premiet titre d’Olivier Norek, « code 93 ».

Outre un suspens vraiment bon, ce que j’aime chez Olivier Norek, c’est la puissance du récit liée à son expérience dans ces banlieues. C’est à chaque fois un documentaire sociologique absolument passionnant. Pour y vivre et y exercer dans le secteur social, je crois pouvoir dire que c’est  très proche de la réalité et….absolument effrayant.

« Le mystère Henri Pick « de David Foenkinos.

Un chouette roman autour du mystère entourant un roman fabuleux découvert par hasard par une jeune éditrice aux dents longues dans une drôle de bibliothèque. Une bibliothèque développée par un homme qui recueille, au fin-fond de la Bretagne, les manuscrits d’ecrivains dépités n’ayant jamais trouvé d’éditeur. Une chouette enquête, un mystère bien ficelé, des personnages intéressants et cocasses. Et surtout une critique acerbe du milieu de l’édition, de ses ficelles et parfois supercheries. Drôle et intéressant à la fois et vraiment bien écrit. Même si j’ai eu un peu de mal sur le début (mise en place assez longue), çà devient vite mouvementé et croustillant, avec des aller-retour sympas entre Paris et la Bretagne. Et le mystère reste entier jusqu’au bout, j’ai aimé être surprise à la toute fin.

« Serre-moi fort » de Claire Favan.

 Un très bon thriller.

On suit Nick, un jeune de 15 ans delaissé, dénigré par ses parents qui n’ont qu’une obsession : retrouver la grande soeur de Nick, leur enfant préférée, mystérieusement disparue. Les parents de Nick ne s’intéressent absolument pas a lui et l’étouffent dans leur obsession de retrouver leur chère fille. Nick se demène comme il peut pour quitter ce foyer détruit. Il se refugie dans le travail, part faire ses études qu’il réussira avec brillo, sans pour autant s’attirer l’attention de ses parents.

Quelques années plus tard, Nick est bien inséré dans la société et a pris ses distances vis à vis de ses parents, dont la vie tourne toujours autour de la disparition non élucidée de leur fille.

On rencontre alors le lieutenant Adam Gibson, un fou de travail, qui  se remet de la disparition de sa femme et tente de reconstruire une vie de famille normale avec ses deux ados. Gibson se voit confier l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier de femmes, au fond d’une grotte. Le lieutenant va sacrément perturber un tueur en série qui sévit depuis des anées et qui va tout faire pour briser le lieutenant. 

Le suspens est très présent et l’auteur ne nous épargne pas en scènes horribles. Le scénario est vraiment bien construit, même si certaines scènes m’ont semblé très peu vraissemblables. J’ai toutefois passé un très bon moment de lecture avec la plume de Claire Favan qui est très agréable.  

« Un parfum d’encre et de liberté », de Sarah Mac Coy.

Un roman qui nous plonge au coeur de l’histoire des États-Unis, en pleine guerre de Sécession, dans le clan des abolitionnistes.

On suit la vie de Sarah, dont le père a été tué en place publique pour avoir développé un reseau de fuite et d’esclaves.

Sarah passera sa vie à poursuivre le projet de son père, sacrifiant sa vie de femme.

Parallèlement, dans notre monde contemporain, on suit Eden qui vient d’acheter avec son mari une vieille maison dans la banlieue de Washington. Ils veulent y élever leurs fururs enfants. Mais Eden ne parvient pas à tomber enceinte et sombre dans une dépression. Par hasard, Eden découvre un cellier caché sous sa cuisine et y trouve une très vieille poupée peinte bizarrement. Les histoires d’Eden et de Sarah vont se croiser et c’est tout à fait passionnant. J’avais adoré « un goût de cannelle et d’espoir » de la même auteure, qui nous emmenait en Allemagne durant la deuxième guerre mondiale, et à la frontière mexicaine à notre époque. Les histoires de cette auteure sont passionnantes, instructives, le jeu des destins croisés et histoires parallèles très original et bien mené, j’adore.