Voici mon retour sur les titres du club de lecture de mai. 

N’hésitez pas à échanger en commentaires si vous les avez-lu (et même si vous les avez pas lu, hein !),  c’est toujours un plaisir, et c’est le but.

Le Janine Boissard : ouh là là j’ai eu du mal.

Aude a 23 ans, vit dans l’opulence à Grasse avec son mari plus âgé. Un jour, elle est retrouvée inanimée à l’entrée d’un village, le corps couvert d’hématomes. Son mari a disparu. Elle ne se souvient de rien, ni de l’évènement ni de sa vie, ses proches. 

Avec l’appui de son psychiatre, elle va tenter de retrouver la mémoire, finir par comprendre que son mariage était très compliqué et qu’elle tentait de s’en sortir avec l’appui de son jeune amant.

Je me suis royalement ennuyée à la lecture de ce roman où la romance prend clairement le dessus sur l’intrigue, dont d’ailleurs j’ai déjà tout oublié…

J’ai trouvé qu’il y avait pas mal d’invraissemblances : le mari que personne ne recherche, les méthodes du psychiatre…

Je n’ai pas du tout accroché aux personnages, leurs relations, au monde dans lequel ils évoluent, c’est peu réaliste et très idéaliste. Je n’ai j’ai pas du tout aimé le style d’écriture très dans l’emphase, peu profonde au niveau des emotions, très lisse, simple avec des expressions plutôt vieillottes. 

Plus d’une fois j’ai failli abandonner, heureusement ça se lit très vite. Bref, cette lecture est un vrai flop pour moi.

En fait, j’avais voulu voir ce que donnait à présent Janine Boissard. À vrai dire, je savais même pas qu’elle existait et publiait  encore 🙊quand je l’ai découverte sur un rayonnage en librairie…ses romans familiaux m’avaient emportée à l’adolescence, je voulais voir ce que ça donnait 30 ans après, bah j’y reviendrai pas… 

Je l’attendais si fort, ce dernier Norek ! 

Ce fut une lecture agréable mais un policier bien trop classique à mon goût. Moi ce que j’aime chez Norek, au-delà de l’intrigue, c’est la plongée rude et réaliste dans les bas-fonds de notre société. La banlieue, la vraie qui craint, l’exploitation de la misère dans les camps de migrants…des récits sociologiques toujours très réalistes, très captivants.

Mais dans Surface, j’ai pas retrouvé çà.

Ici, on suit Noémie, une jeune flic passionnée et compétente qu’on met au placard à la campagne parce qu’elle a la face charcutée suite à une intervention qui a mal tournée. Officieusement, elle a pour mission d’observer s’il ne faudrait pas fermer le commissariat de la petite bourgade. Mais Noémie va soulever le passé et démêler avec brillo et intelligence une vieille histoire non résolue qui hante tous les habitants.

Là-dessus va se greffer une histoire d’amour. Çà m’a pas trop plu, çà, qu’Olivier intègre de la romance dans son récit. Et du Happy End. Mais bon, çà passe. Et saa plume est toujours aussi agréable, limpide, on enchaîne les pages sans pouvoir s’arrêter.

Bref, une lecture plutôt agréable même si j’ai été déçue de ne pas retrouver  la patte et la magie Norek, si excellente dans ses précédents romans.