Par ce dimanche après-midi tout gris,  je viens de terminer ce roman paru en 2011. Je tournais autour depuis bien longtemps. Mais le thème me faisait très peur je crois. Pourtant je me doutais qu’il était génial, j’adore les livres de Delphine de Vigan. Merci donc à la copinaute qui se reconnaîtra de m’avoir boostée pour le lire 😘.

Dans ce roman, Delphine de Vigan raconte sa mère, Lucile, qui a composé toute sa vie avec la maladie mentale. L’auteure nous emporte tout d’abord dans l’histoire de sa famille puisqu’elle raconte Lucile enfant. Une famille nombreuse, fantasque, unie, tumultueuse, qui cache néanmoins de lourds secrets et a connu de grands drames. On est emportés comme dans un tourbillon dans la vie de cette famille dans les années 50 puis les suivantes. C’est passionnant.

La seconde partie du récit raconte l’entrée de plein pied dans la maladie et l’impact sur l’adolescence et la vie adulte de l’auteure et de sa petite soeur.

Delphine de Vigan raconte sa mère et sa vie si singulière avec énormément de tendresse,  d’amour et de respect. Des questions très profondes sont soulevées sur l’origine des troubles, les maledictions familiales, les défenses personnelles ou familiales face aux stress intenses de l’enfance. 

L’auteure alterne le récit  avec des chapîtres où elle fait part de ses doutes, de ses peurs, de ses nuits cahotiques lors de la rédaction de ce récit. 
C’est magistral, bouleversant, très fin et magnifiquement écrit. À lire absolument si on veut comprendre ce qu’est la psychose.

Bravo et merci à Delphine de Vigan d’avoir eu le courage d’écrire ce texte, cela a dû être si difficile. J’admire.

L’avez-vous lu ?

Je vous souhaite une belle fin de dimanche ! Pour ma part ce fut lecture et popote avec notamment un bon banana bread pour le goûter. Je devais faire du rangement mais le besoin de repos et mon livre l’ont emporté…

Banana bread (cake à la banane, et j’ai ajouté des noix). Très bon. Dites-moi si vous voulez la recette, auquel cas je ferai un petit billet !