Avec pas mal de retard, voici mon avis sur le second livre que je vous avais proposé pour le club de lecture de juillet. 

Un énorme coup de coeur pour ma part. Un condensé de tout ce que j’apprécie en littérature : thèmes profonds et originaux, ironie saine et toujours utile au message, utilisation de scènes du quotidien pour enrichir le thème. Ayant déjà lu deux titres d’Anne Tyler, auteure américaine que j’apprécie beaucoup, j’étais quasi-sûre de retrouver tout çà.

Kate, la trentaine bientôt, vit avec son père, chercheur savant fou obnibulé par ses souris de laboratoire et sa trouvaille du siècle qui tarde à venir, et sa petite soeur plus intéressée par les garçons que par le lycée.

Kate est assistante dans une école maternelle privée alors qu’elle n’aime pas les enfants et aurait voulu devenir botaniste. Le reste de son temps, elle le passe à tenir la maison, à jardiner quand elle a le temps. Sa vie est monotone, elle n’a pas d’amis et on sent qu’elle se destine à devenir « vieille fille ».

Franche, brute, authentique, elle dit ce qu’elle pense et est sur la sellette au boulot suite à des plaintes de parents.

La vie de Kate va changer lorsque son père se met en tête qu’elle épouse Pyotr, son assistant-chercheur russe qu’il adore et dont le visa arrive bientôt à expiration. Son propre père lui propose un mariage blanc, quoi…

C’est absolument truculent, fin et ironique. Sous un aspect « théâtre de boulevard » , il s’agit d’une belle critique de la bien-pensance américaine. Comme toujours, Anne Tyler sait nous parler de la condition de la femme au travers de longues descriptions de son quotidien. Elle nous fait réfléchir ici sur le patriarcat, sur l’égoïsme paternel, la vision des étrangers, la liberté de la femme. 

Excellentissime. Kate est un sacré personnage dont je me souviendrai longtemps.