Près de 900 pages, quel pavé, j’en voyais pas la fin, d’autant que ça se traine pas mal parfois, certains développements apportent peu à l’histoire (mais en même temps, les personnages, l’univers et la plume de l’auteure sont si délicieux que tu t’accroches). 

Il m’aura duré tout le mois de juillet, entrecoupé d’autres lectures, parce qu’il fallait que je reprenne régulièrement du souffle pour le finir et ne pas résister à la tentation qui m’effleurait parfois de l’abandonner.

Au final, j’ai apprécié cette lecture. Plume toujours au top, intrigue idem, jolies pointes d’humour et réalité crue, c’est toujours un plaisir d’être plongée dans un Elizabeth George.

Pour cette vingtième aventure, le Sergent Barbara Havers, qui n’en fait qu’à sa tête et a pas mal déraillé dans la précédente enquête, est sur le grill. Menacée à la moindre bifurcation d’être mutée à Perpète-les-Zouilles. Couic.   

Alors on la sépare de son protecteur, l’aristocrate-intellectuel mais si simple Inspecteur Linley. On envoie Barbara en mission avec sa commissaire, Isabel Ardery – qui l’a dans le pif  -, dans une petite ville universitaire de province où la jeunesse picole un peu trop et où seul un ilôtier de police fait régner l’ordre, restrictions de budget obligent. 

Elles sont envoyées là-bas pour enquêter sur le suicide d’un diacre, accusé de pédophilie, lors d’une garde-à-vue. La Commissaire compte bâcler l’affaire car elle a bien des soucis personnels à régler, comme récupérer la garde de ses fils, et compte rentrer au plus vite à Londres. 

Barbara va néanmois enquêter en douce, fouiner un peu trop et découvrir quelques trucs pas bien clairs. Elle essaie de se tenir à carreau, est terrorisée à l’idée d’être mutée dans un bled paumé, mais son flair de limier lui indique qu’elle doit un peu sortir des prégoratives que lui donne sa chef…
Pour ce vingtième tome, l’Inspecteur Linley est en retrait. L’auteure a zoomé pour mon plus grand plaisir sur Barbara Havers, ma chouchoute débraillée aux t.shirts provocateurs, qui se coupe elle même les cheveux et raffole de la street-food bien grasse (et qui, scoop, s’est mise, un peu contre son gré, aux claquettes !). 

Un gros zoom est fait également sur la Commissaire Ardery et son problème d’alcoolisme, très très bien traité.

Que les fans de Linley se rassurent, il a tout de même sa place dans le récit.

Pour ceux qui connaissent pas, je recommande vraiment cette série policière d’Elizabeth George que je suis assidûment depuis le début (presque 20 ans il me semble, le premier tome s’intitule « enquête dans le brouillard », on le trouve en poche).

Voilà ! Je retourne sous mon ventilo, avec un petit podcast de bruits de la mer et un thé glacé à portée de main, on s’y croirait presque !🏖🏝