Reçu à Noël, je viens de le terminer, ce Prix Goncourt 2020. Mon avis est plutôt à contresens de l’emballement général.

On suit comme personnages principaux une dizaine d’individus très disparates, qui ont pour seul point commun d’avoir vécu, en mars 2021, un vol extrêmement mouvementé entre Paris et New-York en raison d’un violent orage non anticipé par les météorologistes. [NB : en mars 2021, on voyage librement et non masqués, les amis, ouf]

Trois mois après ce vol qui les a marqués car ils ont tous eu très peur d’y rester, nos protagonistes ont oublié ce mauvais moment et repris leur petite vie. 

Mais uns à uns, ils vont être appréhendés par la Police ou le FBI, en fonction du pays où ils vivent, dans le cadre d’une enquête de la plus haute importance leur dit-on.

Qu’a-t-il bien pu se passer dans ce vol ? 

De la science-fiction, plus précisément de la dystopie, pour un Goncourt, alors là, je ne m’y attendais pas du tout du tout.

J’ai aimé l’histoire ou plutôt l’idée originale (mais pas très), la prose riche, la narration parfaite, le suspens à son comble avec les mystérieuses interpellations au début. 

Et puis c’est tout. 

Une fois qu’on sait ce qui s’est passé durant ce vol, l’auteur part dans du scénario plutôt classique, des tentatives d’explications scientifiques, métaphysiques et religieuses, beaucoup trop longues et alambiquées, le tout sur une vague d’humour caustique vu et revu, saupoudré de petites piques sur les dirigeants actuels des grandes puissances, ainsi qu’à un moment donné une petite évocation du Covid.

Ces deux derniers points m’ont prodigieusement lassée et énervée, j’aime m’évader de l’actu dans mes lectures.

Bref, je suis passée complètement à côté de ce roman, mélange de SF, thriller, pamphlet sociétal, et de roman psychologique. Beaucoup trop de styles en même temps, je savais pas trop où j’étais, dommage.