Un très joli court roman, mélancolique et poétique, qui traite de l’exil, du lien entre l’homme et la nature, d’amour.

En 1986, Lena et Yvan, deux amis d’enfance inséparables, vivent heureux le début de leur amour. Leur vie va être complètement chamboulée par un accident à l’usine d’à côté, dû à une faille humaine. 

C’est l’accident de Tchernobyl. 

Quelques heures après l’accident, Lena, fille d’ingénieurs, quitte l’Ukraine avec ses parents et sa grand-mère. Ils parviendront à traverser le bloc de l’est et à s’installer en France. 

Yvan, fils de paysan, sera déraciné de sa terre, relogé dans la banlieue de Kiev, comme beaucoup, avec sa famille. 

Lena et Yvan se sont perdus mais ne s’oublieront jamais. Lena est persuadée qu’Yvan est mort, Yvan écrit chaque année une lettre à Lena, qu’elle ne recevra jamais. 
On suit l’entrée dans la vie adulte de Lena qui  développera une passion pour la nature et les ruines, ainsi que la vie mouvementé d’Yvan, irresistiblement attiré par sa terre saccagée. 
Devenue adulte, Lena décide lors de ses congés de prendre un billet pour Kiev et de retourner dans son passé, dans la zone contaminée.
J’ai aimé ce roman qui traite de façon très subtile de la difficulté de l’exil, choisi ou non, et de façon originale de liberté et d’amour. 
Les descriptions de la zone contaminée sont fascinantes et rappellent le pouvoir qu’a la nature de reprendre tous ses droits dès que l’homme la quitte, ce qui a fait écho chez moi à certains phénomènes que l’on a pu observer lors du confinement strict que nous avons vécu en 2020.
Un très beau roman qui plaira aux personnes intéressées par l’histoire de la guerre froide, par l’écologie et la psychologie.
Bon week-end !