Je n’avais jamais lu Nina Bouraoui. C’est la forme du roman, des carnets de vie, j’adore lire des carnets de vie, qui m’a attirée, ainsi que l’espace-temps du récit, l’Algérie, dans les années 70. 

Le récit de vie intime de cette femme française, qui vit dans une Algérie à feu et à sang, avec son mari algérien et leur petit garçon, çà m’intéressait beaucoup, en plus de découvrir l’auteure.

Alors hop, j’avais craqué et acheté ce roman de la rentrée litréraire.

On suit les pensées, tourments, interprétations d’une mère de famille sans histoire aux prises avec la solitude et l’ennui, en souffrance, qui n’aime plus son mari, qui se raccroche à son fils, se sent menacée par toute personne approchant son fils, comme cette camarade d’école qu’elle déteste tout autant qu’elle se sent attirée par sa mère.

Je n’ai pas été du tout intéressée par cette histoire d’amour qui se délite et cherche à se redéployer.

Ce tourbillon de pensées, sentiments, fantasmes, m’a laissée de marbre, en fait, tout comme ce thème de la solitude et du sentiment de sécurité personnelle, enfin je crois que c’était çà le thème, j’ai pas bien saisi, ou bien si, mais bon ça ne m’a pas intéressée.

L’écriture pulsionnelle, hachurée à visée poétique, m’est apparue forcée, ampoulée, et m’a très vite agacée.

Je n’ai pas aimé.