Hen et son mari viennent de s’installer dans une petite ville tranquille en grande banlieue de Boston, avec leur chat, dans une jolie maison avec véranda en bois.

Hen est artiste peintre et illustratrice, assez connue, mais très introvertie et assez obsessionnelle. Elle gère en fait un trouble psychique enfin stabilisé, après des années difficiles. 

Le couple est invité à dîner chez leurs voisins Mira et Matthew. 

Lors de la soirée, Hen repère un objet précis et comprend de suite que Matthew est l’auteur du crime non résolu d’un jeune homme sur lequel elle a beaucoup lu et se renseigne toujours, étant à l’époque voisine de la victime.

Matthew comprend à son attitude que Hen a pigé, et tout le roman va consister en un face à face entre le tueur, ce prof d’histoire si gentil, et Hen, l’artiste un peu folle aux antécédents psychiatriques qui font que la police ne la prend pas vraiment au sérieux. 

On découvre au fur et à mesure l’histoire de vie de Matthew et ses motivations à tuer, le passé difficile de Hen, deux personnages très intéressants et touchants. 

J’ai bien aimé ce thriller très original dans sa forme. Le suspens n’est pas de découvrir qui est le tueur, on le sait d’emblée, mais de savoir si et comment il va finir par tomber. 

C’était surprenant, très prenant. Le tout sous une écriture bien limpide mais demeurant fouillée, dans une agréable ambiance américaine bobo, bow-window, oeufs brouillés-café du petit-déjeuner, plaid en crochet, c’est p’t’être un chouïa cliché, comme dans les Mary Higgins Clark (que j’adorais, toute ma jeunesse !), mais çà fait du bien alors c’est bon à prendre, hein !