Un ancien militaire, qui a été confronté concrètement aux dégâts humains de la course aux énergies en Afrique, se pose à Paris avec sa compagne. 

Après le décès de leur fille pour cause de pathologie respiratoire liée à la qualité de l’air parisien, il se lance dans une opération de prise d’otage avec pour seule rançon de faire prendre de nouveaux engagements aux dirigeants industriels et financiers. Il devient la star des réseaux sociaux et l’idole d’une France ultra connectée et en colère.

Acheté en aérogare à la va-vite, parce que pas de livre dans mon sac à main (horreur !🤣), lu en quelques heures le temps d’un voyage, parce que rien d’autre sous le coude, seule raison qui m’a fait terminer cette lecture.

Présenté comme un thriller, ce roman est plutôt un mélo sur fond de policier, alimenté par une (grave et importante) question sociétale depuis des décennies, l’écologie, distillant des conceptions, comparaisons et interprétations parfois faciles sinon assez limites. Sur des sujets aussi graves et complexes, ça me fout en rogne. Mais bon, faut croire que les gens aiment et recherchent çà. La peur et le complot, c’est très vendeur.

Alors oui, Norek écrit fort bien, çà se boit comme du petit lait, il a un sacré talent narrateur, mais depuis qu’il surfe sur le social, ça ne le fait pas du tout pour moi.
Ses trois premiers opus, polars purs jus, vrais crus de banlieues, étaient extra, avec en plus sa connaissance du terrain qui rendait le truc bien plus vraisemblable que bien des polars.
Mais ses derniers romans, plus centrés sur une volonté d’approche sociétale, virent au mélodrame limite sentimental, et çà, c’est pas du tout mon truc. Et puis les personnages clichés, toujours les mêmes dans le roman policier, le flic forcément divorcé, la psy forcément nevrosée, le chef forcément aboyeur, bon sang pourquoi ?
Les faits dénoncés sont importants, très importants, trop à mon goût pour être exploités dans un scénario abracadabrant assez facile qui ne m’a pas du tout tenu en haleine. Et puis surtout, ce frôlage avec la légitimation du terrorisme, j’ai pas du tout apprécié, la société actuelle n’a pas franchement besoin de çà en ce moment. 

Je suis sortie très énervée de cette lecture.